Air France et les douze travaux de Martine…

La Grèce, ses temples, ses dieux, ses héros…

J’y suis en vacances avec mon mari.

Mon beauf moins bête que moi a pris un vol pour deux personnes Baden Thessalonique direct pour 343 euros en low cost.

Et moi, ben moi, j’ai pris Strasbourg Athènes pour deux via Roissy pour 963 euros.

Soyons honnêtes, la première nuit d’hôtel est comprise et tous les super services d’Air France avec.

En fait de services, c’était un repas disons une collation un peu étonnante avec une pâte chaude et fromagée dans une poche scellée en alu et des choses multicolores dans des boîtes en plastique.

Et, c’était surtout un délicat petit SMS envoyé direct sur le téléphone portable de mon mari devant le tapis tournant de l’aéroport d’Athènes qui lui signale que ma valise est introuvable.

On attend un peu, des fois que !

Dix minutes plus tard le tapis tourne toujours, désespérément vide. Ma valise est perdue. Il est inutile d’insister.

C’est écrit dans le SMS : on ne sait pas où se trouve ma valise avec mes slips, mon pyjama, mon maillot de bain, mes sandales toutes neuves.

Mais, je suis confiante Air France s’en occupe, il me suffit d’activer le lien transmis sur le téléphone de mon mari.

Au Pirée le soir.

Activons ce fuck… lien, spécifiquement créé pour ma valise à moi.

1-Taper le numéro de mon bagage.     je tape

2-Taper la ville de départ.     je tape

3-Taper la ville de destination.     je tape aussi,

Et le numéro du vol. Là rien ne va plus : -vol inexistant.

Heraklès n’a pas essayé aussi souvent que moi avec toutes les versions.

Sans espaces, avec majuscules, sans majuscules, sans mettre les lettres et tout cela plusieurs fois. L’hydre de lerne.

Je reste bloquée sur la page qui hiératique me signale que mon dossier sera pris en compte quand j’aurais mis mon numéro de vol !

Mais voilà, mon vol est inexistant.

Adieu, robes, culottes, bas et dentelles disparus dans le vide sidéral du numérique d’Air France.

Bon c’est pas tout ça mais, il est 20h30 et demain c’est le 1 er mai. Il faut rapidement acheter slips et chaussettes.

Moi je me dis qu’en Grèce il fait chaud. Il me faut un maillot de bains. Dans une ruelle près du métro un petit magasin de sous vêtements féminins est ouvert. Une gentille dame très empressée nous accueille et assiste perplexe à mes explications compliquées en franglais.

I need un maillot de bains qui monte very on the top, couvre a lot, n’a pas de coques bizarres vu que…, le geste accompagnant mon charabia, vu que voilà je n’ai qu’un sein et du tranchant d’une main je mime le geste du coupeur quand de l’autre je lève le pouce pour signifier : 1. Je n’en ai qu’un, pas deux, un.

La grand-mère vient à la rescousse. Elles ont compris les malignes qu’il me faut des bretelles réglables. Normal qu’elles comprennent, c’est le pays des amazones !

Mon mari est de bonne volonté et veut aider. Tout le monde s’y met. Je repars avec des slips, un maillot, un pyjama et à côté j’achète les ticheurtes et les chaussettes.

Au Pirée, le lendemain.

Je téléphone à Air France, en France, au service des bagages perdus. Une voix douce et féminine mais, avec un net accent étranger me répond que oui, ben oui, ma valise bleue avec mon nom et mon étiquette et donc mon numéro de portable sont à l’aéroport d’Athènes. Elle le sait, c’est écrit chez elle sur son ordinateur.

Génial, ma valise est là.

J’entends bien que l’essentiel pour elle est que j’active mon fuck…lien car sinon impossible d’ouvrir un dossier.

Bref j’explique, pour ceux qui ne comprennent pas, que ma valise signalée comme perdue par Air-France n’est pas reconnue comme perdue par Air France bien que signalée comme perdue par Air France tant que je n’ai pas ouvert de dossier avec mon numéro de vol inexistant !

Elle est gentille, elle comprend mon désarroi, je ne vais pas me fâcher avec elle, cela ne servirait à rien. Elle n’a pas de solution pour le lien et je m’en fous pour l’instant. Je veux récupérer ma valise. Là aussi, elle ne peut faire grand chose sinon me donner un numéro de téléphone et un numéro de dossier afin que j’appelle Athènes pour convenir d’une solution, elle ne peut rien faire de France !

Allez Martine, courage !

J’appelle.

-une boîte vocale grecque puis…Tut, tut, tut tut….

Vous avez compris que je n’ai rien compris. Je réessaie en France, elle me donne un deuxième numéro.

1fois -tuuut, tuuut, tuuut……….tut, tut, tut,

2 fois -tuuut, tuuut, tuuut……….tut, tut, tut,

3 fois -tuuut, tuuut, tuuut……….tut, tut, tut,

X fois – tuuut, tuuut, tuuut……….tut, tut, tut,

Nous sommes le 1er mai, c’est sans doute ça !

Car voyez-vous, là je peux encore chercher ma valise à l’aéroport mais après…Il va bien falloir que je commence mes vacances !

Mon cher et tendre commence à piétiner et il faut le dire, il me casse un peu les pieds.

En gros, que me faut-il de plus que deux, trois slips ? Il suffit que je rachète des trucs!

Nous partons.

Les Météores, le lendemain.

J’appelle Air France, en France, au service des bagages perdus. Une gente dame me dit ne rien pouvoir faire si je n’ouvre pas de dossier ! J’explique tout, elle explique tout, je raccroche et active le fuck…lien au cas où !

Mais non, mon vol n’existe toujours pas.

Je rappelle. Un monsieur me répond, me ré explique tout et suggère de tout refaire sans mettre de n° de vol. Et puis d’ailleurs dit-il, suis je sur une tablette car dans ce cas c’est normal que ça ne fonctionne pas. Non, c’est un ordinateur, un vrai avec des touches et tout.

Je raccroche, je réessaie…mais non.

Je rappelle le monsieur bien gentil et je lui dis que là, c’est fini, il se débrouille et ouvre lui-même mon dossier avec mon numéro de vol inexistant et me livre ma valise.

Nous partons.

Delphes, le lendemain.

Mon téléphone sonne. C’est un numéro grec.

En Anglais à la grecque une femme me demande pourquoi je ne m’occupe pas de ma valise !

Pourquoi ne l’ai je ni signalée perdue, ni cherchée le jour même à l’aéroport car voyez-vous le bureau est ouvert 24h sur 24.

Eh bien, lui dis-je, je n’ai rien signalé parce qu’Air France a envoyé un SMS sur le portable de mon mari pour dire que mon bagage est perdu et qu’il me suffisait d’activer leur fuck… lien.

On a donc compris enfin à quoi servait l’étiquette du bagage avec mon numéro de téléphone !

Mais qui est ce vraiment ? Est ce une bonne fée d’Air France qui a trouvé le bon numéro à Athènes ou est ce une employée aux bagages qui selon un réflexe logique a téléphoné au numéro indiqué sur la valise?

Je ne sais toujours pas si mon dossier a été ouvert.

Je sais que nous sommes devenus les esclaves de nos machines mal programmées ou configurées et que les êtres humains qui subissent ces machines perdent leur temps et leur énergie parce qu’ils sont tenus de suivre des procédures.

Il suffisait de me téléphoner.

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Cannabis et métastases

Alors de source bien informée et fiable… Mais optimiste.
On me dit qu’on peut faire décroître des métastases.https://www.youtube.com/watch?v=7F8n1DJPw5E
-Si, si, on peut. En consommant du « cannabis médicalisé ».
Ouaip, je vous vois sourire. Encore une qualité du cannabis, une de plus que l’on va trouver pour pouvoir enfin voir octobre en rose. Car pour l’instant Octobre Rose c’est une kermesse, une foire d’automne avec en grande roue le dernier mammographe numérique (rose) à la mode et en château hanté la visite des caves radiothérapiques du centre anti-cancéreux avec la rencontre du comte Dracula himself promettant piqûres et effets secondaires. Estomac retourné et grand frisson garanti !
On ajouterait la traditionnelle expo d’automne des champipis hallucinogènes et herbes de sorcières pour tisanes déjantées, et la foire serait réussie. Ce serait un peu plus fun que le carrelage de la salle d’op et la potence de la chimio.

Je ne ris plus. Je m’interroge. Médecins, carabins, experts, « scientifiques », puis je croire en vous, moi qui ne crois jamais en rien, qui suis une femme de peu de foi. Avant, ce n’est pas que je croyais, mais je ne me posais pas de questions. Il me paraissait évident que le ministère de la santé n’avait qu’un seul objectif : veiller à ma santé. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et j’ai quelques heures de vol…Et je ne sais plus qui écouter, que penser où je suis et surtout où vous, vous êtes. Et je sais que vous aussi, vous ne savez plus vraiment si on peut « croire » et qui ? Comment fait on dans un tel désordre pour faire encore confiance ?
En même temps, et si c’était vrai ?

Google : cannabis métastase.
Wouff, je ne m’attendais pas à cela. Plein d’articles en Anglais. Ça a l’air sérieux. J’ouvre les adresses et là …
Tous ces sites aux logos new age, feuille de canna en fond d’écran et vocabulaire mystico-harrypotterien! Un vague parfum de patchouli monte de mon clavier.
En même temps je me dis que les publications officielles ont l’air d’être très sérieuses et c’est aussi du vent. Allez voir chez Manuela sur « fuck my cancer » . J’ai ouvert le lien vers l’INCa et j’en suis encore toute retournée, il y a toujours le roman-photo pour débiles qui vend le dépistage organisé. Il y a toujours le simulacre de « l’éthique d’un dépistage qui se veut incitatif »…

Bon pour acheter le cannabidiol à la posologie qui convient il faut être riche c’est peut-être pour cela qu’on vend plutôt des semences que les produits finis, je ne sais pas.
On vend, on vend surtout des semences. Et ce n’est pas tant le cannabis en soi qui m’intéresse mais surtout le cannabidiol, le cbd.
Je pourrais en acheter mais
1 c’est illégal
2 c’est cher. Vraiment très cher.

Encore illégal…au regard des métastases…
Mais cher, très cher, immensément cher.
Mais peut-être pas plus cher qu’une chimio ?

De grâce, diafoirus, hippocrates, carabins, morticoles, médicastres, officiers de santé, charlatans, archiatres, dealers, toubibs, empiristes, docteurs, oncologues, qui que vous soyez…Poussez à la roue, téléphonez au ministre, écrivez aux copains de San francisco ou de Tel Aviv, bougez, faites quelque chose pour que nous ayons …
1 du cannabis médicalisé en France.
Et surtout…
2 de la recherche sur le cbd et les métastases.

« vu à la télé » prothèses et biotechnologies…

En fait « revu » à la télé.

Au « 28 minutes » d’Arte d’Elizabeth Quin, je revois le docteur Laurent Alexandre. Quelques mois avant je l’avais déjà entrevu au journal de 20h de France 2 et m’étais agacée à ce moment qu’à une heure de grande écoute un grand journal de télévision y présente un tel hurluberlu.

Oui, je le voyais comme un hurluberlu, un médecin « fou », genre doux-dingue qui annonçait lors d’une conférence que certains auditeurs auraient la chance d’arriver au bel âge de 1000 ans.

Chez Elizabeth Quin, il ne parle pas de 1000 ans mais d’allongement considérable de la vie autorisé par le recours aux prothèses et à la biotechnologie.

Pensons au cœur artificiel qui vient d’être posé. Lui-même parle de rétine artificielle et étend volontiers le panel de prothèses à tous les organes dans …Pas longtemps.

Pour d’autres pathologies, les biotechnologies sauront soigner, modifier, influer sur le devenir des cellules et hop, le tour est joué.

À  moi l’éternité, ou à peine un peu moins.

Quid de l’éthique, grande question de la journaliste ? Mais cela posera d’énormes problèmes éthiques ?

Oui, il dit oui, les problèmes sont immenses mais le train est déjà pris, il roule déjà très vite sans avoir posé la question de la résistance des rails et surtout de l’existence des gares.

L’image du doux-dingue se modifie progressivement. Ce n’est plus d’un rêve qu’il s’agit, c’est de réalité.

Wikipédia à l’appui, je regarde la bio du docteur de plus près. Il est urologue, ancien élève d’HEC et de l’ENA, c’est un hyperactif, l’un des concepteurs de doctissimo (revendu à présent pour quelques millions) et il possède une société de biotechnologie qui revend du séquençage ADN et ARN, de la médecine dite « personnalisée ».

Lui-même décrit les travaux déjà en cours.

Ailleurs qu’en Europe of course, mais en Californie, on peut déjà choisir un enfant aux yeux bleus, ou choisir de ne pas avoir un garçon trop petit ou une fille trop grande etc.

En fait, si je comprends bien entre les lignes, les problèmes éthiques sont là mais tout va trop vite et la vieille Europe, trop lente au démarrage n’évalue pas les enjeux. Si en tant qu’entrepreneur, on ne veut pas être à la traîne, on y va.

Selon lui, entendu dans une de ses conférences, si on ne veut pas que nos enfants parlent le Mandarin et fassent Français en langue régionale, on ne se tourne pas les doigts dans le c… Et on y va.

Bon moi perso, il m’est égal que mes enfants ou petits-enfants parlent le Mandarin, pourvu qu’ils vivent à peu près heureux.

Je ne vois pas en quoi il serait absolument nécessaire que nous continuions à coloniser le monde entier par notre esprit. Somme toute nous ne sommes pas seuls au monde bien que nous en ayons la conviction ! Que de mépris pour les autres et pour les Chinois en particulier.

Pendant que je le regarde et l’écoute je me dis:

      Mais à qui ressemble-il, il me fait penser à quelqu’un. Oui, ça y est. Il me fait penser à Bill Gates.

C’est le même style, le genre premier de la classe hyperactif, super informaticien, super scientifique et surtout super commerçant. Je ne dirais pas super médecin. Non, je ne dirais pas ça.

Mais je me dis qu’un médecin qui a fait HEC genre financial economics, business managements etc puis l’ENA histoire de connaître les clés du royaume, n’a pas fait tout ça pour aller bosser à Lambaréné comme Schweitzer ou au pays des rêves de la blogueuse de « liberté, égalité et maternité ».

En même temps, petit balbutiement de désir éthique dans son entreprise, aucun résultat n’est donné comme ça au patient.

C’est toujours un médecin qui donne le résultat.

Bon, perso, les médecins…Il y a médecin et médecin. Parmi les médecins, il y a Tchekhov, Louis Ferdinand Céline, et le dr Mengele…Donc, à boire et à manger… Pour moi le médecin n’a jamais été un label de « qualité », ni éthique, ni scientifique.

Bon, j’ai vu ça à la télé et puis plus tard j’ai entendu à la radio parler de ce qui se fait aux « States » :- le mommy makeover.

Un pack d’opérations en post-partum pour retrouver sa silhouette de vamp. Liposuccion, relevage de sein et prothèse, reprise du ventre, événtuellement reprise des petites lèvres, grandes lèvres et resserrage de vagin si nécessaire entre 8000 et 15000 dollars selon nécessité. Il y déjà  à Paris et à Istanbul ou ailleurs quelques cliniques qui proposent ces soins à partir de 3500 -4000 euros.

Je ne savais pas que ça existait !

Et du coup, j’ai peur.

Finalement c’est vrai tout ça.

Quelques-uns vivront longtemps.Réparés à tout jamais au garage des barbies et kens bioioniques pour avoir le droit de s’ennuyer hyper longtemps en écoutant la musique déjantée des arrière-arrière-arrière-arrière petits enfants qui diront en sortant de la maison de retraite high-tech sécurisée, fildeferbarbelisée et hypermédicalisée :

-Elle a quel âge déjà mamie Martine ? Tu trouves pas qu’elle sent mauvais ? Ils ont pas un truc les bio médecins pour éviter le pourrissement de son bras gauche qui lui reste.

Tu crois que c’est normal qu’elle ne se souvienne plus des enfants de ses arrière petits enfants, tu sais ceux qui à la dernière cousinade où nous étions 653 disaient qu’ils étaient venus à pied sans mettre les pieds-prothèses mais carrément avec leurs vrais pieds, c’est dingue. Tu crois pas qu’il faudrait qu’on dise aux médecins de lui faire un bilan Alzheimer pour lui rééduquer le cerveau.

Heureusement que de nos jours on peut supprimer les embryons Alzheimer. En même temps c’est bête car à l’analyse des embryons de ma sœur, tous déconnaient. Soit c’étaient les yeux qui n’avaient pas la bonne couleur, soit il y avait un risque léger de déficit cognitif, un pied plus petit que l’autre, un risque de cancer, un cœur un peu gros ou une couleur de peau trop sombre. Le seul embryon correct est une fille qui aura des grosses fesses et ça, ma sœur n’en veut pas.

Bon je délire, mais j’imagine une chair qui a 400 ans et j’hésite entre la pâtée pour chien ou les croquettes, l’odeur en sus. N’importe quoi ! Par ailleurs nos comités d’éthique se posent des questions pour pratiquer l’euthanasie et je ne comprends plus rien.

Faut-il donc toujours que nous allions au bout de tout ?

Mais le bout du bout pour moi c’est ça :

Toujours Arte, au journal de 19h45mn un petit reportage au sujet d’une superbe expérimentation (selon la journaliste d’Arte) en Ethiopie. À quelques heures à pied d’une route, en pleine montagne d’Ethiopie, on a créé une école virtuelle.

Trois scientifiques viennent « relever les compteurs » une fois par semaine. On a donné à un enfant une tablette numérique sans rien lui expliquer et celui-ci tout seul, de façon intuitive en a compris le fonctionnement. Il sait désormais lire et écrire et peut apprendre aux copains de classe pleins de choses, tout cela sans instituteur. Les chercheurs ont installé sur le toit de « l’école » des capteurs solaires pour recharger la tablette.

Oui, c’est chouette. Mais les gens vivent en haillons, n’ont pas d’eau courante, n’ont pas d’électricité et à peine de quoi manger !

Comment est ce possible de trouver des crédits pour une expérimentation aussi coûteuse dans un pays d’Afrique sans être capable de trouver le même argent pour le strict minimum nécessaire à la survie. Que dire de cette expérimentation où l’on a délibérément cherché un enfant « vierge » de tout enseignement pour comprendre ses capacités intuitives d’apprentissage et surtout, peut-on mesurer tous les effets d’un enseignement « déshumanisé » et quel intérêt. Apprendre n’est rien sans celui qui peut répondre au pourquoi et au comment !

Toutes ces histoires de « transhumanisme », biotechnologies etc font totalement abstraction de l’immense partie de l’humanité qui ne mange pas à sa faim et qui, à mon sens, grâce aux technologies modernes, ne les laissera pas faire.

Cher papa Noël

Cher papa Noël

 J’ai été sage (presque) toute l’année et voilà le cadeau que j’aimerais.

J’aimerais que tu abonnes en douce certains docteurs (certains, pas tous) à Prescrire, mais tu ne dirais pas que c’est « prescrire », tu leur dirais que c’est le quotidien du médecin.

J’aimerais que tu mettes en fond d’écran de l’ordinateur (mais en image subliminale sinon ça ne marche pas), les conclusions de la « Cochrane » concernant le dépistage du cancer du sein.

J’aimerais aussi, mais je sais que c’est beaucoup demander, que tu crèves les pneus des mammobiles et que tu leur mettes du sucre dans le réservoir !!

(Il paraît qu’en Belgique il existe un prostatemobile et par solidarité, tu peux lui crever les pneus aussi.)

J’aimerais aussi que tu te débrouilles pour qu’on choisisse enfin de bons conseillers au ministère. Des conseillers qui au lieu de caresser l’opinion dans le sens du poil feraient de la politique de santé dont l’objectif serait d’apporter le meilleur soin au patient. On  penserait la santé autrement qu’en termes de marché. On écouterait aussi des médecins qui soignent des personnes et on laisserait un peu de côté les vieux tromblons spécialisés en morceaux de personnes.

En fait j’aimerais qu’on réfléchisse.

 Bon je sais que c’est beaucoup te demander et en même temps, quand je réfléchis, je me dis que t’es pas la bonne personne pour  ça.

J’aimerais…Mais j’ose à peine le dire, j’aimerais que tous les médecins qui disent entre eux que le dépistage c’est du bidon et qui en même temps disent autre chose au grand public, j’aimerais que tu leur fasses pousser un nez de Pinocchio.

Pour ceux, qui mauvais élèves, n’ont pas remis leurs connaissances à jour depuis leurs études, tu les collerais, ils écriraient 500 fois les conclusions de la Cochrane qu’ils devraient envoyer par la poste à 500 confrères différents.

Mais je sais bien que je ne peux pas te le demander…

Parce que toi, tu fais rêver…C’est vrai ça.

Mais tu ne fais rêver qu’à des choses qu’on doit acheter. En fait tu vends du rêve.

Et moi je n’en vends pas.

En fait moi, j’aimerais qu’on arrête de rêver.

 Mais du coup  on arrêterait aussi d’acheter (quand on n’en a pas besoin bien sûr, parce que parfois c’est inévitable).

On arrêterait d’acheter des mammographes, des mammobiles, du tamoxifène, des chimiothérapies, des équipes mobiles (et d’autres immobiles), des perruques, des remises en forme, des reconstructions immédiates ou différées, des prothèses, des services de socio-esthéticiennes, d’onco-psychologues…La liste est trop longue.

Voilà ce que j’aimerais, mais je ne peux pas te le demander. Parce que toi ton boulot sur un joli fond de bruit clochettes, c’est vendre.

 

j’ai fait un rêve dingue….un rêve d’égalité!

« il vaut mieux en rire… » en écho à une histoire de mammobile…   sylvainfevre.blogspot.com/‎

J’ai fait un rêve, un rêve dingue.

J’étais dans une salle d’attente avec mon beauf .

La salle d’attente d’un  spécialiste pour les hommes, un « hommologue » !

Son job c’est, la calvitie , le démon de midi, le ventre des + de 50 ans,  les poignées d’amour, la stérilité, les problèmes d’érection, le cancer de la prostate…

 (Beaucoup de boulot, surtout l’érection et le ventre des + de 50 ans)

Dans mon rêve des foules d’hommes attendaient dans la salle d’attente en lisant des revues spécialement conçues pour les « hommes ».

Après en consultation mon beau-frère était là, confus, gêné, sur un fauteuil médical, jambes écartées, le sexe à l’air en attendant que l’ hommologue le torture avec des sondes et des spéculums…, je lui tenais la main…il était anxieux.

Heureusement que l’hommologue sait s’y prendre. Il est gentil et délicat, il lui explique tout, il lui montre même des recoins inattendus de son anatomie à l’aide d’ un miroir !

Dans mon rêve, l’ hommologue  prescrit de nouveaux trucs, un produit de la 4ème dimension génération comme une capote toute fine, un genre de spray de silicone qui détruit les spermatozoïdes et aide un peu le zizi a garder de l’allure mais cela juste pendant trois mois. (Après le produit ne fait plus d’effet et il faut retourner chez l’hommologue pour une nouvelle prescription.)

C’est à la pointe du progrès.

D’ailleurs les hommologues  s’étaient réunis en symposium à Snobville pour parler des capotes de la 5ème dimension génération qui sont vraiment mieux que les précédentes. Elles tuent les spermatozoïdes et aident le zizi à garder de l’allure et parfois les cheveux des chauves repoussent.

C’est encore plus à la pointe du progrès.

Elles sont plus chères et d’une autre couleur. En même temps c’est grâce à elles qu’on peut payer les petits fours, l’hôtel 4 étoiles et puis comme le dit le labo, elles ont de meilleurs résultats.

(En aparté, c’est à cause du symposium que l‘hommologue a pris tant de retard dans ses rendez-vous et qu’il a fallu attendre si longtemps pour la consultation)

C’est dingue, dans mon rêve la plupart des hommologues hyper spécialisés (ceux qu’on fait venir à la télé et qui savent tout de l’hommologie) sont des femmes. Mais à force de côtoyer les hommes, elles les comprennent  ! Elles sont soucieuses de préserver leur « homminité ». J’ai remarqué que les hommes sont très sensibles à ça. Leurs hommologues sont presque des héros, ils les adôôrent.

Bon pour mon beau-frère, c’est pas évident, l’hommologue a prescrit une « zizigraphie » et le beauf du coup est très anxieux.

Après dans mon rêve, j’étais dans le « zizibus » avec mon beauf où on coince méchamment le sexe et les testicules des hommes entre deux plaques pour les examiner; ça fait pas mal selon les hommologues mais mon beauf qui est un peu chochotte a fait la grimace. Mais il faut bien ça pour être un homme et sauver des vies.

Et puis j’étais là moi, je lui tenais la main…

Bizarrement les hommes sont tout contents de ces nouveaux « zizibus » qui sillonnent les déserts médicaux, ça fait mal mais c’est pour leur bien. Les hommologues le disent :

Car même dans le désert

On peut avoir le cancer

Il parait que pris à temps, ça se soigne bien sans trop de dégâts.

C’est ce que disent les hommologues.

Et puis maintenant, on a de belles  prothèses disent les hommologues (si avec ça leurs épouses les quittent encore c’est dégueulasse)…

Dans mon rêve, avec le beauf, j’étais dans une pharmacie avec un débarras gentiment équipé en salon d’essayage pour zizis de rechange. Des zizis de couleur, des autoadhésifs, des light, des heavy, des qui s’attachent avec des sangles, des circoncis, il y a même les slips et les caleçons longs assortis…Avec bien sûr des employés de pharmacie « formés » à une prise en charge délicate et respectueuse de l’homminité des patients. (Genre qui regardent sans regarder, très « mine de rien »)

Avec le beauf je suis allée à une conférence de sensibilisation à l’hommologie.

J’étais au symposium dans mon rêve il y avait des stands où on présentait tout ça, les capotes de 5ème dimension génération, les zizis en silicone, les couches pour homme parfumées et discrètes, les seringues à papavérine, les programmes de soins de support avec Qi Gong et relaxation pour hommes touchés dans leur homminité. Y avait même l’exemple d’un hôpital où des hommes « formés » proposent des soins de relaxation avec des potions (qu’on peut acheter mais c’est pas obligé) pour faire front à toutes ces atteintes à l’homminité tout en parlant football et fiscalité.

Même que dans mon rêve, une course de « sensibilisation aux hommes » était organisée. Il y avait, placardé partout des affiches d’acteurs célèbres tout nus qui militent pour sauver la vie des hommes en leur proposant de montrer leur zizi au zizigraphiste.

Bon, ils n’ont pas pris Galabru ou Depardieu. C’est un rêve, pas un cauchemar. Ils ont pris des acteurs jeunes et beaux…et je ne me lasse pas de les regarder.

En même temps, je me dis que mon beauf, même quand il aura montré son zizi, même s’il suit l’exemple des acteurs sur les affiches, il aura toujours son allure de beauf.

Le nom du cancer

« Vous remarquerez que je ne dis pas le nom du cancer car je me méfie… » dit dr du 16.

-Qu’est ce que c’est, que cette chose dont on ne peut dire le nom.  

 C’est que cette chose-là a très mauvaise réputation.

Côtoyant longuement des patientes souffrant d’un cancer du sein, il m’est venu cette idée farfelue qu’il faudrait débaptiser le cancer du sein et le renommer, afin de lui ôter cette horrible réputation attachée au mot « cancer ».

Car cette réputation a des effets pervers. D’un côté c’est un cancer, ce qui implique dans la foulée un soin que l’on imagine devoir être urgent afin d’augmenter les chances de survie, et de l’autre côté il se soigne bien, c’est donc un « petit cancer » qui  impliquerait que l’on ne s’en inquiète pas trop finalement on en mourrait peu !

Difficile quand on est patient d’intégrer cette dualité étrange…mais il est en même temps fort agréable de se trouver dans une histoire de cancer qui laisserait une grande possibilité de survie.

Car la réputation joue dans les deux sens. Les chiffres globaux de mortalité liée au cancer se sont améliorés. De ce fait la cancérologie peut se vanter de grands succès médicaux mais…

En regardant de près, je me demande si cette « bonne » réputation du cancer ne serait pas due à ces chiffres importants de cancers du sein et de la prostate diagnostiqués, traités et guéris. Or ces cancers  posent d’immenses questions. Etant massivement dépistés…au regard de notre méconnaissance de l’histoire naturelle de ces maladies, s’ils sont soignés alors qu’ils n’existent pas, ils feraient bénéficier de leur bonne réputation tout un domaine qui en définitive au lieu d’être en progrès serait en échec ou en stagnation s’ils ne soignaient que des « vrais » cancers.

Il n’y aurait donc aucun intérêt pour la cancérologie au sens large (médecins, chercheurs et organismes dédiés au cancer) de changer de comportement face à ces deux pathologies. Cesser de dépister et soigner massivement signifierait en même temps un manque à gagner commercial important mais au delà de cela et je crois que c’est le moteur essentiel des médecins et de nos édiles ce serait reconnaître une situation d’échec dans ce contexte particulier où l’échec ou le renoncement sont des mots interdits.

Car le cancer est une guerre.

Et les armes de ce combat sont à la fois des traitements de choc, dont la chimiothérapie qui je le rappelle fut découverte dans le cadre de recherches concernant les armes chimiques, et surtout un « mental » de combattant.

Que veut dire un « mental » de combattant ?

Lâcher prise, renoncer, accepter sont des mots honnis par le milieu du cancer. Dans le cancer on se bat, on a de l’espoir, on a le moral…et souvent on ment aux autres, mais plus souvent encore on se ment à soi-même.

Alors cette réputation engendre une telle confusion de pensée que finalement on ne peut jamais rien dire du cancer qui suggérerait tel que le dit dr du 16 un fort potentiel de mortalité au risque de paraître défaitiste et donc passible de haute trahison.

Et tout le monde se ment.

On se ment si longuement et profondément que ce mensonge finit par ne plus se voir et qu’il prend allure de vérité. Les médecins croient pour beaucoup en l’efficacité des soins et de la chimiothérapie. L’avantage est que cela les autorise à garder la foi. Ce boulot est si difficile qu’il faut aussi se mentir à soi-même pour pouvoir continuer à l’exercer.

Sans doute que notre cerveau se forme de notre contexte environnemental et qu’il est difficile de relativiser ce contexte. Bref pour l’oncologue…l’ univers est cancéreux. De même que les patientes disent :  « on récidive toujours, la preuve est toutes ces femmes que je croise en salle d’attente. » Oui, leur univers restreint à la salle d’attente ne s’occupe que de cancer du sein, on peut comprendre. Mais toutes ces femmes qu’elles ne croisent pas en salle d’attente car elle n’ont pas besoin de voir le cancérologue, ces femmes là sont très nombreuses et ne disent rien, ne sont pas là, ne font pas partie de cet univers dans lequel elles existent, pour l’instant…

Le cancéro ne vit que dans cet univers et la « lourdeur » de cet univers l’enferme.

C’est une explication et ce n’est pas une excuse. Toute spécialité devrait être consciente des défauts de sa spécialisation qui est justement ce regard en focus qui floute tout l’environnement. Et il faudrait apprendre en faculté à se regarder soi-même et à réfléchir ce regard focal.

Raison de plus pour donner une réelle écoute au généraliste.

C’est le généraliste qui voit la réalité du cancer. Il ne voit pas le cancer, il voit la personne. Il la voit en contexte, à la fois dans son environnement social et dans le temps.

Alors parlons d’ intérêt pour la personne, et non pas d’intérêt pour la cancérologie. Ce qui permettra d’évaluer infiniment plus de paramètres que ceux limités au seul domaine de la cancérologie et qui sont totalement biaisés par ce rapport exclusif des médecins avec les laboratoires. Regard croisé avec le rapport exclusif des médecins avec les patients.

Pour résumer, les laboratoires vont chercher et développer des produits rentables : -plus de médicaments, plus d’investigations…plus de tout. Par là même ils vont séduire et valoriser les médecins qui à ce moment seront en situation de puissance, de force, de bonheur même.

Alors qu’au contact du patient…c’est tout autre chose, c’est la pression de la peur.

Les médecins mus par la « lourdeur » de cet environnement morbide, entre le marteau et l’enclume, poussés des deux côtés à « faire » quelque chose vont forcément proposer un produit, un examen, une investigation, ça va permettre de botter en touche…plutôt que de dire cette réalité qui ne les valorisent pas, qui « ne leur permet pas de sauver des vies », une réalité dont ils sont dans le déni.

Alors je comprends dr du 16 qui ne peut pas dire le nom, et en même temps ça m’agace, car tant qu’on ne peut pas nommer les choses on ne peut pas les appréhender.

Il est sans doute plus « facile » de dire à un patient :- c’est un infarctus, une sclérose en plaques, un diabète etc et pourtant.

la couleur du cancer

Le cancer a une couleur. Si,si … le cancer a une couleur.
Pour le sein, c’est rose. Pour le colon, c’est bleu.
Pour rester cohérente avec la layette, j’aurais pris « bleu » pour la prostate. Vu que ça peut devenir une histoire d’ « eaux » et que pour essayer d’arranger les choses après on peut essayer la pilule bleue.
Et surtout, c’est réservé aux garçons.
Je sais bien que cela manque de poésie mais le cancer du côlon, je le voyais plutôt brun (en même temps le cancer n’est pas vraiment poétique).
Ce n’est pas « rose » non plus pour certaines de mes amies qui préféreraient ne pas connaître la couleur. Qu’est ce que ce « rose » est gavant !
En plus de la couleur le cancer a un mois, le sien.
  Comme décembre est le mois de Noël et des cadeaux,
Octobre est le mois « cancer du sein » et « chimio ».
Attention en octobre, on ne parle que de ça, rien d’autre.

Si les communicants continuent dans cette voie, il faudra inventer des mois pour que nous en ayons un pour chaque cancer :
Juillet jaune pour le mélanome :
-jaune pour soleil, juillet pour coup de soleil.
Vous voyez le rapprochement !
Et en plus, ça rimerait presque. Je serais communicante, j’en ferais une chanson.
Décembre vert pour le foie :
-vert pour la bile (brun c’est déjà pris), et décembre pour les coupes de champagne, le vin de messe…
(Alcool et foie si jamais vous étiez un peu long à la détente) Vous voyez le rapprochement !
Moi aussi je pourrais être communicant et facturer mon « juillet jaune » très cher.
Pour le poumon, je ne sais pas trop.
C’est difficile car la chair n’est pas de toutes les couleurs….la chair est triste, dit-on.
Pour le poumon je verrais bien une couleur « fumée » comme sur les paquets de gitane et ça collerait avec l’amiante aussi, genre blanc avec une touche de gris. Comme ça au moins le malade du poumon qui n’aurait pas fumé pourrait être de la partie.
Ah oui ! Le mois !
Disons « mai » pour le poumon avec ses allergies.
D’une pierre deux coups, vraiment trop forte en communication.
Et quand je dis d’une pierre deux coups…Symboliquement très fort, on pourrait consacrer le mois d’avril (Pâques, vous voyez le rapprochement!) au cancer des ovaires et des testicules. Enfin nous serions ensemble, c’est beau.
C’est juste un peu compliqué pour choisir la couleur !
Le cancer du pancréas. Hyper dur pour la couleur. Je serais mauvaise communicante je prendrais un « violet », un « pourpre » profond, très profond…mais un communicant se doit d’être positif, dynamique, engageant…Un communicant oublierait le cancer du pancréas.
Et lui laisserait un tout petit mois. Février, et encore, juste les années bissextiles.

Associer le cancer du sein au « rose » layette ?
Aux poupées « Barbie » ?
Au mini short des pom-pom girl ?
Aux robes de princesse en faux satin avec volants et nœuds ?
Au lait fraise ?  Une imposture.
  Il était une fois une petite fille,
si gentille, si jolie
dans sa petite robe rose
Elle rêvait bien des choses…
Elle deviendrait femme, rencontrerait Ken qui la chérirait, la protégerait… elle aurait un cancer du sein…
Le cancer du sein en tant que rite initiatique, accès douloureux à la féminité, repère identitaire…
Souffrir, toujours souffrir et au-delà, rester belle et désirable pour que Ken m’aime encore.
Ouvrez une page « images » dans google pour octobre rose.
Des ongles roses, des nœuds roses, des flacons de parfum et des crèmes roses, des femmes jeunes et belles nouées de rose. Des soutiens-gorge roses…des produits de consommation surtout.
De la consolation en monnaies sonnantes et trébuchantes.
Ah non là, une femme pas toute jeune, pas toute belle avec un gant de boxe rose bonbon pour se battre contre le mal rose, mais avec le sourire s’il vous plait.
Difficile de voir la vie en rose!  Mais obligé !
Je hais cette couleur emblématique des femmes-enfants. La couleur d’un monde fade et artificiel de midinettes qui regardent de leurs grands yeux bleus eyelinés  et papillonnants  leur héros mâle et puissant.
Tiens, je verrais bien un bus-mammobile dans un affreux désert médical, réplique exacte du camping car de Barbie et Ken.
Je ne sais pas pourquoi mais le mammobile a une place particulière dans mon imaginaire, c’est sans doute en relation avec le bibliobus de mon enfance !
Ken conduirait le camping car en souriant de toutes ses dents blanches et Barbie serait heureuse aux côtés de Ken. Cancéreuse mais heureuse. C’est pas beau la vie ?
Plus de soixante ans de féminisme et en arriver là !