Fake-medecine et homéopathie – contre la construction de l’hypocondrie sociale

Fake médecine lance une pétition contre la tolérance institutionnelle face aux médecines alternatives.

Voir http://fakemedecine.blogspot.fr/p/qui-sommes-nous.html

Selon eux la tolérance institutionnelle apporte une caution de sérieux aux médecines alternatives.

Comment comprendre que la sécurité sociale rembourse de la poudre de perlimpinpin quand par ailleurs elle dérembourse à tout va des médicaments « traditionnels » considérés comme inutiles ?

Chaque citoyen est légitime quand il pense que ce qui est remboursé par la sécurité sociale a fait ses preuves dans le cadre d’une médecine dite « scientifique ».

Logique.

Fake médecine s’attache à la critique de toutes les médecines alternatives. Mais il est vrai que dans son texte le groupement des pétitionnaires donne une place de choix à l’homéopathie.

 

La levée de bouclier a été massive. L’homéopathie est LA médecine de nos rêves.

1 inoffensive (sans effets secondaires)

2 personnalisée

3 garantie par une longue écoute du praticien

4 préventive

5 remboursée par certaines mutuelles et en partie par la sécurité sociale.

 

En plein dans le désir d’une époque.

L’homéopathie a désormais un statut de médecine alternative « officielle ». C’est paradoxal mais c’est comme ça.

 

À côté de cela le mot « allopathe » est un gros mot. Le consulter c’est rencontrer le diable en rase campagne entre chien et loup. On n’y voit pas bien clair, on ne sait pas où on va et d’où l’on vient, ni dans quoi on s’engage vraiment. La médecine conventionnelle, en ce moment, c’est un peu ça !

La menace est vague, quelque chose d’inexpliqué sur fonds de scandales médicaux, d’opacité scientifique et de conflits d’intérêts.

 

Difficile effectivement de critiquer l’homéopathie quand les amies ne jurent que par elle. Le service d’oncologie renvoie vers l’homéopathe afin de mieux « supporter les chimios ».

Et ça marche.

Les copines subissent toujours, mais mieux.

Elles gèrent, se donnent un coup de main à elles mêmes mais surtout elles ont enfin trouvé un médecin auquel elles peuvent dire leur peur, leur douleur.

L’oncologue sait bien que la chimio c’est galère, mais ne veut pas l’entendre, ne peut pas l’entendre, ne sait pas l’entendre. Il est soulagé de pouvoir botter en touche…Trouver une solution sans s’en occuper lui -même.

L’époque aime cela et l’organise avec bonne conscience : envoyer chez quelqu’un d’autre.

L’ interdisciplinarité a aussi l’avantage de ne pas se poser trop de questions en trouvant la solution dans le renvoi vers l’autre. Plus on morcelle moins on est concerné.

Et comme le dirait Docteurdu16, cela fait tourner un système santéo-industriel.

Finalement ce n’est pas bien glorieux pour cette médecine dite « scientifique » de recourir au charlatan.

Mais en définitive c’est bienvenu quand même! C’est un réel coup de main et les homéopathes sont des médecins, à la différence d’autres « alternatifs », donc pas vraiment des magiciens ou des charlatans.

Toujours ce paradoxe institutionnel !

Cela dit malgré le recours à l’homéopathe spécialisé, la plupart des patients souffrent de la chimiothérapie.

Mais en communication médicale et en particulier dans le cancer, on aime raconter les belles histoires. On connaît aussi les histoires moins belles mais la communication officielle préfère les taire sauf quand cela les arrange.

 

Et si jamais l’homéopathie ne fait pas du bien, au moins elle ne fait pas de mal.

C’est ce que beaucoup de journalistes disent. Combien de fois posent ils cette question aux fake-médecins :- mais si l’homéopathie ne fonctionne pas ou uniquement grâce à l’effet placebo et ne nuit pas, pourquoi vous gêne t’elle tant ?

C’est le moment de lire Docteurdu16 :

« La prescription d’un placebo est une rupture du pacte de confiance avec le patient puisqu’on lui ment sciemment.

http://docteurdu16.blogspot.fr/2018/03/lhomeopathie-la-medecine-sans-les.html

Mais lui ment on sciemment quand on y croit ?

 

Il reste que l’essentiel est dans le mot « confiance ».

Sans doute faudrait-il mettre un bémol au sujet de cette confiance.

Est-ce une confiance en un médecin transmetteur d’un savoir médical enseigné dans les facultés sur des bases scientifiques ? Un médecin qui saura soigner grâce à ce qu’il sait de la médecine (et sait ne pas savoir) et du patient (et avec lui). Un projet certes humble mais parcouru par un principe de réalité.

Ou est-ce une confiance en un médecin que l’on conçoit comme le détenteur d’un savoir ésotérique oscillant entre la magie et la recette de cuisine ? Voire même un gourou ou quelque chose d’approchant ?

C’est peut être cela qui agace les fake-médecins, ce pouvoir des alternatifs relevant parfois du religieux, du charismatique face à la platitude du conventionnel.

Ces médecines alternatives se définissent souvent comme constituant et s’inscrivant dans l’ordre du monde, comme s’intégrant aux lois de l’harmonie universelle.

Si par malheur on ne perçoit pas clairement cette inscription dans l’ordre du monde et que l’on doute de ce mode de fonctionnement c’est parce que des savoirs ancestraux sont perdus et que la modernité avec sa technologie a brouillé les pistes.

Le projet de l’allopathe simple vecteur de l’état du savoir à un moment donné est bien fruste à côté de cela.

De plus cette médecine dite « douce » sous entend que le médecin conventionnel est une brute.

 

L’homéopathie se défend bien avec ce type de règles et manie parfaitement la construction de l’uchronie.

Faire un traitement de fonds avant l’hiver pour éviter la grippe : -moi j’ai pas chopé de grippe cette année parce que j’ai fait un traitement de fond.

Certes, mais d’autres qui n’ont pas eu recours à l’homéopathie n’ont pas été malades non plus.

Et pour les homéopathisés malades quand même : – C’était pas la grosse grippe parce que j’ai fait un traitement de fond…

Ceux qui auront été malades auront les commentaires avisés des connaissances :- T’as pas fait de traitement de fond ?

Parfois c’est bien pire, les enfants non malades en hiver le sont grâce au traitement de fond. Les petits malades quant à eux iront avec leur maman chez l’allopathe ( l’homéopathe a au moins trois semaines de délai pour les rendez-vous, normal il prend du temps) et une fois guéris le seront grâce aux granules complétant les médications dégoûtantes de la médecine conventionnelle.

Nulle part il n’est dit que le patient peut guérir tout seul de la maladie, même de certaines maladies sérieuses et que, dans ce cas, ce n’est pas un miracle parce que le corps utilise ses propres ressources.

 

C’est ce que l’on peut reprocher en particulier et surtout à l’homéopathie.

Que dire de la construction du rapport au corps de l’enfant dont la maman attend à la sortie de l’école avec les tubes de granules dans la main car ils doivent impérativement être ingérés à 16h 30 mn sous peine d’inefficacité et cela tous les jours pendant plusieurs mois ?

Et si c’était une sorte de construction de l’hypocondrie, quelque chose qui imposerait une relation maniaque à l’horaire, à l’ingestion de produits, présupposant qu’il faut agir sur le corps et que celui-ci est imparfait ou inapte à se réparer tout seul.

Quelle relation de dépendance se noue entre une mère et son enfant quand la mère sauve la vie de son enfant chaque jour en lui donnant des petits grains à croquer ou quand elle lui nuit parce qu’elle a cinq minutes de retard.

Quelle perception aura l’enfant de ce qu’est son corps et sa potentielle fragilité et résilience si celui-ci doit être médicalisé tous les jours à heure précise avec des trucs minuscules selon un décompte ultra tatillon sans qu’il se soit passé quoique ce soit.

 

Non, l’homéopathie n’est pas un traitement anodin, car il n’existe pas de traitement anodin.

L’acte de traiter en soi présuppose qu’il y a nécessité à le faire et dépossède le patient d’imaginer la possibilité d’une guérison spontanée voire même de considérer qu’il n’est pas malade, ou de considérer qu’il peut attendre et que la nature fait bien les choses.

 

Ce rapport de « confiance » et la nature de cette confiance évoquée plus haut est au centre du propos.

Mais gare au raccourci.

L’abus de pouvoir, la spéculation uchronique, le mensonge au patient ne sont pas le privilège de l’homéopathie encore moins une attitude systématique ou délibérée. Loin de là.

Beaucoup d’allopathes pratiquent une médecine de gourou et reprochent ce comportement à l’homéopathe.

Finalement ce n’est pas tant l’homéopathie qui fait la différence mais l’état d’esprit du thérapeute et celui du patient.

C’est dans la position que prend le thérapeute, et celle que le patient accepte que se passent les choses.

Pour le patient il s’agit d’obtenir que le thérapeute lui donne une place d’être pensant au sein de sa propre consultation.

Les patients ne sont plus prêts à accepter de confier leur corps au médecin et de laisser faire sans droit de regard. Ils aspirent à comprendre les mécanismes qui sont en jeu et tentent par ce fait de maîtriser ce qui se passe.

Hélas tout ne se maîtrise pas et c’est là que tout commence.

1 dans la capacité pour un médecin de dire que tout ne se maîtrise pas ou ne nécessite pas d’être maîtrisé.

2 dans la capacité du patient à entendre que tout ne se maîtrise pas ou ne nécessite pas d’être maîtrisé.

 

Le savoir et les compétences médicales ont considérablement évolué.

Le patient peut guérir autrement que grâce à la prière, à la chance ou à la magie.

Et pourtant les vieilles habitudes perdurent.

Les médecins continuent pour beaucoup à officier de façon rituelle comme s’ils étaient des demi-dieux ou des prêtres en refusant de partager leurs connaissances.

Ils n’ont pas le temps ou-et pensent que le patient ne peut pas comprendre ou-et ne veulent pas partager un savoir qui leur donne du pouvoir.

Voire même ils semblent penser que le patient se sent mieux quand il ne sait pas tout.

C’est quand même en grande partie une histoire de pouvoir médical auquel les médecins ne veulent pas renoncer.

 

Le délire de la maman avec ses petits granules est uniquement un désir de maîtrise de la santé de son petit en tentant d’éviter totalement le risque de la maladie. L’idée de penser que l’enfant peut guérir tout seul et que son corps est programmé pour la guérison est entièrement évacuée.

Somme toute l’homéopathie soigne surtout des maladies qui guérissent toutes seules. Dans les cas plus compliqués les homéopathes prescrivent d’autres médicaments comme tout le monde.

Par ailleurs les enfants n’ont plus le droit d’être malades quand les parents travaillent, que les crèches refusent les enfants enrhumés et que chaque bobo laisse croire que les parents sont désinvoltes et donc de mauvais parents. Il en découle ces délires préventifs sous forme de traitement de fond, d’osthéopathie pour les bébés etc…

Pour le patient croire aux médecines alternatives qui recourent à des théories obscures et complexes qu’il ne comprend pas, permet de ne pas penser et de confier la problématique de sa santé à l’expert tout en pensant qu’il est à la pointe du progrès puisque le phénomène est au goût du jour.

Ce patient là préfère plutôt croire que comprendre afin de tenir sa posture de déni face à la réalité.

Par ailleurs la conscience de la nocivité des médicaments conduit une certaine population à chercher des moyens inoffensifs de se soigner.

La médecine conventionnelle est décrédibilisée par le conflit d’intérêt que plus personne n’ignore.

Des médicaments allopathiques prescrits et remboursés pendant des décennies sont soudain considérés comme inefficaces, rien n’est expliqué au patient et celui-ci ne sait plus dégager le vrai du faux et fait ce qu’il peut avec ce qu’il a.

 

Il est scandaleux de rembourser le médicament homéopathique comme il est scandaleux de prescrire et de rembourser les anti-Alzheimer, les anti-cancéreux hors de prix et inefficaces…

L’institution est elle même dans l’abus de pouvoir quand elle décide de l’obligation vaccinale au détriment de la pédagogie et de la réflexion concernant le vaccin.

L’abus de pouvoir de l’INCa, d’éminents cancérologues et d’institutions qui se nourrissent sur la bête comme les nombreuses associations de dépistage se loge dans la construction uchronique où l’on se permet de dire au patient qu’il a la vie sauve grâce au dépistage.

Peut-être que oui, peut-être que non ! Un peu d’humilité serait bienvenue. Et dans une telle incertitude scientifique l’éthique impose un discours clair, informé et nuancé. Un discours qui n’impose pas sa position et son choix mais le laisse au patient.

Le comportement face à l’homéopathie et aux autres médecines n’est qu’un épiphénomène.

Aujourd’hui des médecins-gourous se disent formés scientifiquement et refusent le doute, refusent en fait l’attitude scientifique.

Les mêmes médecins créeront (parfois à l’aide de laboratoires pharmaceutiques) des services de soins de support en proposant de plus en plus de pratiques pseudo-médicales : yoga, taïchi ou autres.

La présence de ces méthodes dans nos hôpitaux leur donne une crédibilité et finira par laisser entendre qu’elles font partie du soin et qu’elles sont nécessaires pour guérir.

Du coup les mutuelles embrayent et remboursent en partie ou en totalité.

C’est vrai que c’est le grand n’importe quoi.

Il serait quand même plus utile et cohérent de mieux rembourser les essentiels. Voir, entendre et manger, les lunettes, les appareils auditifs et les dents.

 

Il ne s’agit pas de confondre le plus avec le mieux.

La course en avant où le constat de l’insuffisance de la médecine conventionnelle conduit vers la quasi officialisation des médecines alternatives échouera.

Les médecines alternatives sont, tout comme la médecine conventionnelle, récupérées par des systèmes marchands qui vont être de plus en plus présents et performants. Les patients se détourneront de cette solution quand ils se sentiront protocolisés, instrumentalisés, réduits au statut de consommateurs au même titre que dans la médecine conventionnelle.

C’est une forme d’empilement de deux médecines où il s’agit avant tout de remplir.

-remplir le vide

 

Car la notoriété brutale des médecines alternatives présente plusieurs visages.

Pour le patient :

-Eviter « la nuisance » la iatrogénie de la médecine conventionnelle car il est désormais acté que médicaliser peut nuire.

-S’inscrire dans l’ordre du monde, trouver un sens dans ce qui désormais semble insensé.

Pour l’institution médicale

-Compléter dans l’illusion de la douceur une médecine brutale et incomplète (en cancérologie en particulier) mais en même temps garder un œil sur l’affaire, continuer à contrôler.

-Séduire le client avec une offre alléchante car il y a là une réelle opportunité commerciale.

-Et surtout faire une prise en charge totale.

Il existe une sorte d’utopie de prise en charge totale qui rêve d’un patient qui de la prévention jusqu’à la guérison est entièrement capté par le système.

Comme si l’institution médicale craignait que le patient lui échappe, elle le veut tout à lui.

Elle soigne le corps, s’occupe de sa psyché, surveille l’alimentation et l’exercice, fait cela de préférence en HAD pour que le système essaime dans le monde domestique jusqu’à inclure les proches au sein de ce système.

Jusqu’au moment où le domicile, l’espace public… Tout ressemble et devient un immense hôpital.

Critiquer les médecines alternatives ne suffit pas pour réhabiliter la médecine conventionnelle. C’est au sein d’elle-même qu’elle devra trouver une solution. Le problème est surtout dans le « trop de médecine ». C’est la surmédicalisation qui nuit.

 

Et aussi : https://www.franceculture.fr/emissions/du-grain-a-moudre/les-medecines-alternatives-font-elles-plus-de-mal-que-de-bien

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13 réflexions au sujet de “Fake-medecine et homéopathie – contre la construction de l’hypocondrie sociale”

  1. Parler de médecine alternative est une attitude binaire. Soit l’une, soit l’autre! Avec un esprit moins fermé, il serait bon de prendre en compte ces médecines complémentaires et envisager ainsi « la médecine intégrative »! Il est grand temps que l’Académie médicale s’ouvre un peu, ne soit soit plus autant dépendante des laboratoires pharmaceutiques et prenne en compte que l’homme n’est pas qu’une machine, qu’aucun humain n’est identique ni soumis aux mêmes conditions. L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne, sortez un peu de vos limites imposées par  » les doctes « !

    1. Le sujet n’est pas là…Même s’il semble y être. Le sujet est la surmédicalisation. Et l’homéopathie contribue à cela. En grande partie parce que la médecine est essentiellement tournée vers le médicament. Le médicament conventionnel ou alternatif est un médicament et la réflexion tel que vous le dites ne dépasse pas cela.

  2. Merci.
    Non de m’avoir cité mais d’avoir approfondi le sujet et l’avoir rendu moins binaire.
    Les soins en général sont devenus un marché comme un autre.
    Ils font partie de la société de consommation qui considère qu’acheter est une façon d’être heureux.
    Les scientistes, ceux qui pensent que le corps humain peut être considéré comme un avion ou une machine à laver, veulent toujours plus de médecine. Pour comprendre et pour soulager et pour guérir.
    Mais cette tâche est impossible. La médicalisation de la santé depuis la première tétée jusqu’à l’injection léthale en passant par l’impérative nécessité d’être médicalement un bon parent, un bon enfant, un bon grand-parent ne peut qu’échouer.
    Les médecines complémentaires vivent non de l’échec de la médecine mais de l’échec des promesses hédonistes de la médecine dont l’OMS s’est fait le chantre dès la fin de la dernière guerre.
    La définition actuelle de la santé, un état de bien-être, et cetera, c’est la traduction mondialisée de la stratégie de Knock qui contenant tout dont la corruption généralisée.
    Merci Martine, vous qui développez une pensée plus originale que celle de la victimisation des patients ou que celle du tout médecine.

  3. Heu… vous savez que selon les homéopathes, c’est bien l’organisme du patient qui guérit lui-même, en étant confronté à l’ « information » du remède homéopathique, lequel n’a aucun effet biochimique, car ce n’est que de l’eau informée, et que cette information est électromagnétique?

    1. Victor Nicquel
      Étant donné que personne n’a répondu à votre question, Je me permets de le faire, même si je ne suis ni médecin ni scientifique. Je me suis seulement intéressé çà la question en autodidacte, et voilà ce que j’en comprend: Je crois malheureusement que la science conventionnellement admise ne sait pas encore ce qui pour vous semble tout à fait évident. Du coup, cela est facilement relayé au plan de croyances magiques. Il y a déjà presque 20 ans que j’ai entendu parler du principe d’information électromagnétique. Il me semble qu’il apporte un éclairage sur certains points de la compréhension du vivant que la science actuelle n’a pas encore éclairé en totalité…. Mais il remet je pense trop de choses en question, et la science conventionnelle ne peut donc pas se saisir de ce dont vous parlez pour le moment. Le concept d’information électromagnétique pour expliquer l’homéopathie reste donc un mot abstrait (quand il n’est pas jugé vulgaire » par certains). Ce qui je crois est le plus en contradiction avec les principes actuellement reconnu, c’est que plus le remède est dilué (donc moins il y a de substance d’origine), plus l’information est véhiculée avec puissance.

      En revanche, pour ceux qui s’y attardent un peux en parallèle à la science conventionnelle, il semblerait que cette information électromagnétique puisse être largement perturbé par un tas d’autres informations environnantes… Comme par exemple un simple transformateur électrique ou un gros aimant qui viendrait perturber cette information très facilement (un peu comme une disquette perdait ces informations au contact d’un aimant).

      Les traitements homéopathiques se faisaient au départ en solution aqueuse ou alcoolique. Mais pour des raisons de facilité de stockage, et de stabilité de l’information, les industriels auraient privilégié le sucre. L’information serait plus stable à l’état cristallisée, mais le signal serait moins fort. Tandis que le signal serait moins stable mais plus fort avec des solution aqueuses ou alcooliques. Ainsi avec de l’eau liquide, on a un signal fort, mais fragile qui ne se conserve pas longtemps (surtout avec la prolifération des ondes électromagnétiques en tout genre). De l’autre côté, avec du sucre, on a un signal moins fort qui se conserve un peu mieux. Dans les deux cas, on a un médicament qui n’est pas aussi fort que par le passé (quand il y avait moins de perturbation électromagnétiques et que le corps humain était plus réceptif à ces signaux). Cela peut expliquer une efficacité décroissante. Sans compter le fait que certains laboratoires fasse de plus en plus de publicité pour des médicaments comme oscillococcinum qui est un pack pré-consu contre une maladie en particulier, alors que le principe de base de l’homéopathie semble justement chercher à apporter le remède en fonction des particularités du patient autant qu’en fonction du type de maladie, et par un faisceau d’indicateurs concomitants et non pas par le simple nom de la maladie.

      Mais toutes ces informations sont actuellement prises pour fausse science, car la recherche en médecine scientifique s’est concentrée sur la molécule, et les échanges biochimiques. Elle a abordé le champ des émotions avec la psychologie, et le lien entre une émotion, et des influx nerveux dans les neurones…. Mais pour le moment, la science n’a à mon sens pas encore pris le temps de chercher quel était la part de réalité qui se cachait derrière les vieilles conceptions magiques du corps humain. On observe le corps physique et le corps émotionnel, mais à défaut d’avoir pris le temps de tenter de l’étudier, on considère que le corps que certains appellent énergétique n’existe pas, ou bien, qu’il est simplement insignifiant. En parlant de corps énergétique, je parle simplement cette information électromagnétique émise par tout objet quel qu’il soit comme par exemple celle qui est liée à la fréquence de vibration d’un quartz utilisé dans les montres à quarts. Mais à parler de tout cela je ne suis pas certain que ma réponse puisse être digne d’être publiée ici (même si je n’affirme rien de tout ce que je dis puisque la science n’est pas prête d’établir un consensus à ce sujet, et même si je ne fais que relayer des informations dont j’ai à maintes reprises entendu parler au cours de ma vie),

      Il semble bien que le corps humain soit également doté d’une fréquence de vibration qui lui est propre. Mais la science conventionnelle n’a pas encore eu la possibilité de s’y intéresser réellement. A trop sectoriser le vivant, on a des analyses très poussée en biochimie, et on a des médicaments pour. On a également des analyses très poussée en psychologie, mais je trouve peu de recherches qui tentent de relier les deux. On commence à peine à se dire que les émotions peuvent influencer et faire partie des causes de certaines maladies. On n’a pas encore de consensus sur les réelles perturbations causées par les hautes fréquences de la téléphonie mobile, et des hautes fréquences en tout genre….

      Alors avant que l’on cherche à comprendre les impacts des fréquences d’information liées aux très hautes dilutions, il y a encore du chemin à faire. Quand je parle de chemin, je parle autant du chemin qui pourrait réellement démontrer qu’on a pu mesurer qu’il n’y avait rien, ou du chemin qui pourrait démontrer qu’on a mesuré quelque chose. Car pour le moment, j’ai surtout la sensation que comme on ne peut rien observe, on en déduit qu’il n’y a rien, même si certains ont déjà commencé à observer des choses dans leur coin.

      Un autre point qui pour le moment perturbe avec l’homéopathie est lié au fait qu’une haute dilution sera plus puissante qu’une faible dilution. Du coup, moins il y a de produit, et plus le remède est efficace…. Cela n’a aucune logique avec notre conception actuelle de la science, et relève de la magie. Pourtant certains expliquent que les dilutions les plus faibles sont efficaces sur un problème qui se situe sur le corps physique et moléculaire. Les dilution plus élevées vont être associées aux soucis qui sont dans la sphère du corps émotionnel, et les dilutions très élevées seront associés au corps énergétique, car elles seront utilisées pour des dysfonctionnement au niveau informationnel…. Mais tout présuppose une conception de la vie et du corps humain bien différente de la vision médicale enseignée en université. Tout cela n’a donc aucune valeur aux yeux d’un scientifique chevronné. Je fais cependant confiance à chacun pour apporter de la valeur aux chose qui lui semblent personnellement valable, en gardant un esprit critique tout autant face à la science que face aux traditions millénaires.

      Et si je peux me permettre de dire tout cela, ce n’est pas parce que je suis médecin, ce n’est pas parce que je suis scientifique, c’est parce que je suis simplement un artiste qui a potassé le sujet, et qui souhaite partager une vision des choses qu’un scientifique pourrait pas partager sans être discrédité à vie. Tandis qu’en tant qu’artiste, mon rôle n’est pas d’apporter de la rationalité là où il y en a déjà suffisamment, mais de participer à de nouveaux paradigmes qui ne verront peut-être jamais le jour, ou bien qui prendront forme peu à peu. Seul l’avenir nous dira si ces informations sont réellement sans intérêt, ou bien si elles aideront la société à évoluer. Comme l’a fait Jules Verne avec son voyage sur la lune, alors que la science devait lui rire au nez avec son idée farfelue pour l’époque. Et comme l’a fait ensuite Georges Méliès qui a inventé les effets spéciaux au cinémas pour étayer l’idée farfelue de Jules, et donner aux gens la sensation qu’il est possible d’aller sur la lune. C’est seulement bien plus tard que la science a réussi cet exploit. Je ne serai jamais à la hauteur de ces deux grands artistes, mais comme eux, je ne fais que relayer des informations qui ont du mal à trouver leur place, et pour lesquelles il me semble que l’on pourrait accorder un peu plus d’intérêt avant de les dénigrer en totalité.

      1. Bonjour Mr Villien, votre longue réponse vise à élargir le champ de recherche scientifique tendant à prouver le fonctionnement d’une thérapeutique….mais tel n’est pas mon propos. je ne me questionne pas ou peu au sujet de l’efficacité . Ce qui pour moi est le sujet en contexte c’est la surmédicalisation et la nuisance qui est associée à la surmédicalisation. Or l’homéopathie efficace ou non, sans effets secondaires ou non, contribue comme tout le reste à surmédicaliser une population inutilement.

  4. Beaucoup de profondeur dans ce texte.
    « quelque chose qui imposerait une relation maniaque à l’horaire » ce passage m’a rappelé l’hypothèse que m’évoquait cette particularité des ordonnances homéopathiques : que cela intéressait principalement les personnalités obsessionnelles.

    1. oui la question peut se poser. Est ce que des parents conditionnent par ce biais des enfants à avoir une relation maniaque à l’horaire, à l’acte d’ingérer…pour soigner?

  5. Bonjour
    Je n’avais pas lu ce billet quand vous l’avez publié.
    Aujourd’hui où la « guerre » entre les « 124 » et les homéopathes a pris un nouveau tournant, ce billet reste d’une brûlante actualité

    « Le problème est surtout dans le « trop de médecine ». C’est la surmédicalisation qui nuit. »

    Tout est dit.

  6. La construction de l’hypocondrie, c’est vraiment ça ! J’hallucine toujours de voir tout ce qui m’est prescrit chez le médecin, chez lequel je me rends en général soit parce que j’ai besoin d’un certificat, soit parce que j’y suis obligée si je veux un arrêt de travail (c’est rare mais ça arrive). J’ai un ressenti assez similaire sans être médecin, j’avais essayé de développer ça ici : https://manebuleuse.wordpress.com/2018/03/26/pour-une-medecine-independante-bienveillante-et-fondee-sur-des-preuves/

    Après en tant que patiente, j’avoue avoir été assez effarée en découvrant ce qu’était vraiment l’homéopathie. Je n’ai pas forcément de souci de principe avec l’utilisation de certaines formes de placebo de confort (en plus les effets contextuels / placeo sont complexes, la relation même avec le soignant joue déjà…), en revanche j’ai un souci avec le fait de nier en bloc qu’il s’agisse là d’un placebo, et de renvoyer à de complexes et fumeuses théories, mémoire de l’eau en tête. Parce que là en revanche, on encourage une certaine forme de pensée magique qui, si elle n’est pas directement dangereuse dans ce cas précis, peut le devenir un peu plus dans d’autres cas (des personnes qui soignent des otites sévères d’enfants à l’homéopathie ça existe, des « vaccins homéopathiques » aussi… )

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