retour vers le futur, la concertation de l’INCa

La concertation commandée par le ministère de la santé est un appel aux avis des citoyens. Puis une synthèse sera faite par un comité d’orientation (orientation vers quoi ?) composé de médecins, anthropologues etc. Le groupe sera dirigé par Marina Carrère d’Encausse qui n’est pas vraiment la personne la plus nuancée à propos du dépistage. On y trouve entre autres un néphrologue épidémiologiste, des généralistes et une anthropologue spécialisée dans le « mensonge en médecine », ça tombe bien.

Après cela vingt citoyennes seront formées ! (formatées ?) et des médecins sollicités (lesquels ?) et tout cela se finira par une réunion de clôture en automne 2016.

Une grand-messe pour chanter les louanges de la démocratie participative. Pfff. Qui y croit ?

Pas moi, depuis le rapport sur l’éthique du dépistage du cancer du sein. Et cela me gêne, parce que j’aimerais y croire. J’aimerais croire que nos institutions se soucient du meilleur soin du patient et non pas de se perpétuer en se donnant du travail sur le dos ou les seins du citoyen.

Voilà que l’INCa reste très incitative bien qu’elle cite en référence les mêmes études que ceux qui n’y croient plus.

Elle pourrait dire un jour :- nous vous avons donné les éléments, les études de référence, il suffisait de les lire…Et se dégager ainsi de toute responsabilité.

On connaît la technique de ce qui est écrit en tout petit dans les conditions générales et qu’on ne lit jamais. Car voilà, ces études on peut les trouver dans le site de l’INCa, mais il faut les chercher avec opiniâtreté

L’INCa pourrait laisser le DO mourir de sa belle mort. Elle pourrait se dégager de la foire d’Octobre Rose et entraîner à sa suite tout ce qui est institutionnel. Il y aurait moins d’argent pour la communication d’Octobre Rose mais aussi moins de relais médiatiques, simplement moins de bruit. Les médecins nuanceraient enfin leurs propos. On pourrait même imaginer que l’on parlerait vraiment de surdiagnostic.

Au lieu de cela elle fait durer le schmilblick et retarde les échéances.

Cela a un avantage. Les institutionnels et leurs amis communicants en tout genre vont avoir du pain sur la planche pour organiser tout ça et de l’argent à dépenser.

Est ce que cela permettrait d’enterrer le mammouth du DO dans le permafrost pour fertiliser et nourrir l’émergence d’un nouveau DO ?

Celui qui commencerait plus tôt…qui proposerait la potion miracle du tout génétique avec à la clé ses solutions radicales ?

En tous les cas, l’état ne lâche pas l’affaire. Les seins des femmes leur appartiennent.

On ne veut décidément pas que les femmes choisissent pour elles-mêmes.

Alors je me dis que faire évoluer l’imaginaire de la maladie « cancer » n’est pas facile. Le dépistage donnait l’illusion d’une maîtrise de la maladie et permettait de s’extraire de la fatalité. À présent la fatalité entre à nouveau par la grande porte avec nos gènes.

Rappelons que les prédispositions génétiques ne sont pas des « assurances » d’être malade un jour. Malheureusement nous nous sommes précipités sur la génétique en oubliant simplement son frère jumeau : -l’épigénétique.

Comme dr du 16, je me demande comment en sortir la tête haute et est ce  possible?

http://docteurdu16.blogspot.fr/2015/10/desorganiser-le-depistage-organise-du.html

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